REER ou CELI : quoi choisir selon votre situation financière réelle ?

REER ou CELI : analyse complète avec études de cas concrètes pour choisir le bon compte selon votre revenu, votre trajectoire et votre stratégie fiscale au Canada.


Une décision fiscale qui influence des décennies

Choisir entre le REER et le CELI semble simple. En réalité, la décision influence votre fiscalité pendant 30 ou 40 ans.

Ces deux véhicules d’épargne ne poursuivent pas le même objectif. Le REER repose sur un report d’impôt. Le CELI repose sur une exonération permanente. La différence paraît technique, mais elle transforme complètement la stratégie.

La vraie question n’est pas « lequel est meilleur », mais « lequel est optimal maintenant ».

Le REER : un mécanisme de report d’impôt

Le Régime enregistré d’épargne-retraite permet de déduire les cotisations de votre revenu imposable. Vous payez donc moins d’impôt aujourd’hui, mais les retraits seront imposés plus tard.

Le gain réel dépend du différentiel entre votre taux d’imposition actuel et celui au moment du retrait.

Les règles officielles et plafonds sont détaillés par l’Agence du revenu du Canada.

Le REER est particulièrement efficace lorsque le revenu actuel se situe dans une tranche d’imposition élevée et que la retraite sera fiscalement plus modérée.

Étude de cas 1 : professionnel à revenu élevé

Jean, 44 ans, gagne 135 000 CAD par année comme gestionnaire. Son taux marginal est élevé. Il prévoit une retraite confortable, mais avec un revenu imposable inférieur à celui d’aujourd’hui.

Dans sa situation, chaque dollar investi dans un REER génère une économie fiscale immédiate importante. Il déduit à un taux élevé et retirera possiblement à un taux inférieur.

Le REER devient ici un outil d’optimisation fiscale clair et rationnel.

Le CELI : une croissance nette et définitive

Le Compte d’épargne libre d’impôt fonctionne à l’inverse. Les cotisations ne sont pas déductibles, mais les revenus et retraits ne sont jamais imposés au Canada.

Le cadre réglementaire complet est également expliqué par l’Agence du revenu du Canada.

Le CELI offre une certitude fiscale. Peu importe l’évolution future de votre revenu ou des règles fiscales, la croissance accumulée demeure libre d’impôt.

IRS 1040 tax forms with handwritten 'Tax Time!' note for filing reminder.

Étude de cas 2 : travailleur autonome en croissance

Sophie, 30 ans, gagne 48 000 CAD par année et prévoit une forte progression de revenu.

Dans son cas, cotiser au REER aujourd’hui procure un avantage limité, car son taux marginal est modéré. Elle risquerait d’utiliser une déduction qui serait plus précieuse plus tard.

Le CELI lui permet plutôt d’accumuler un capital net d’impôt dès maintenant, tout en conservant une flexibilité totale.

La variable clé : l’évolution du revenu

Le choix entre REER et CELI dépend davantage de la trajectoire du revenu que du revenu actuel.

Les analyses sur l’épargne des ménages publiées par la Banque du Canada montrent d’ailleurs que la composition de l’épargne varie fortement selon le cycle de vie et la progression salariale.

Un jeune professionnel en croissance rapide devrait souvent prioriser le CELI.
Un cadre au sommet de sa carrière bénéficiera généralement davantage du REER.

Étude de cas 3 : futur expatrié

Alex, 39 ans, prévoit quitter le Canada dans quelques années. Son statut fiscal futur est incertain.

Dans un contexte de mobilité internationale, le CELI offre plus de simplicité. Les retraits ne sont pas imposés au Canada. Le REER demeure imposable au retrait et peut impliquer des retenues à la source selon les conventions fiscales.

Les principes généraux de planification financière sont abordés par l’Institut québécois de planification financière.

L’erreur la plus fréquente

L’erreur la plus coûteuse n’est pas de choisir ponctuellement le mauvais compte.

C’est de remplir un REER à faible taux d’imposition ou d’ignorer complètement le CELI pendant des années.

Un REER mal synchronisé réduit l’efficacité fiscale.
Un CELI inutilisé réduit la croissance nette à vie.

Une logique séquentielle plutôt qu’un duel

Dans une stratégie cohérente :

Au début de carrière, le CELI est souvent prioritaire.
À revenu élevé, le REER devient stratégique.
À la retraite, les deux comptes permettent de moduler le revenu imposable.

Il ne s’agit pas d’un débat idéologique. Il s’agit d’un arbitrage fiscal dynamique.

Est-ce que le REER est toujours plus avantageux ?

Non. Il est avantageux lorsque le taux d’imposition à la cotisation est supérieur à celui du retrait.

Le CELI est-il utile pour la retraite ?

Oui. Il permet des retraits non imposables et aide à contrôler le revenu déclaré.

Puis-je cotiser aux deux la même année ?

Oui, si vous respectez les plafonds respectifs.

Quel compte privilégier à 30 ans ?

Souvent, le CELI, surtout si le revenu est appelé à augmenter fortement.

Investir dans ses REER et dans son CELI est une première étape clé pour accéder à la liberté financière.

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